lundi 2 octobre 2017

L'astrologie "pléonasmatique"
 
Par Laurence LARZUL
 
 
Non, non, rassurez-vous, je ne viens pas d'inventer "une nouvelle astrologie" de plus ! Voici d'ailleurs un inventaire de celles déjà présentes "sur le marché". Jugez-en vous-même :
Astrologie humaniste (Rudhyar, Ruperti), astrologie traditionnelle (de Caumont, Aubier et tous ceux qui initient actuellement à une astrologie "honnête"), astrologie scientifique (Suzel Fuzeau Braesch et tous ceux qui croient aux statistiques), astrologie conditionnaliste (J.P Nicola, F. Hardy, Pellard et tous ceux qui pratiquent l'astrologie à condition qu'elle n'en soit pas) astrologie d'évolution (Andrieu, Aumont), astrologie initiatique (Lassalle, Larzul), astrologie holistique (Lassalle, Maffray), astrologique psychologique (Barbault, Grancher), astrologie psychanalytique (Granger, Liz Green, Houdaille), astrologie uranienne (Ecole de Hambourg qui travaille sur les mi-points), ACB (Hecquet), astrologie karmique (Andrieu, De Bizemont, Larzul et autres), astrologie transpersonnelle (S. Djian), astrologie populaire et médiatique (Mme Soleil, E. Teissier, Mérédith Duquesne, Mariella Madonna, Didier Colin), Astrologie Médicale (E. Marié et autres), Astrologie Mondiale (Barbault et autres), Astrologie Boursière (J.F Richard et autres), Astrologie psycho-généalogique (C. Gestas), l'Astrologie Kabbalistique (Haziel), Astrologie Sidérale (Dorsan), Astrologie Galactique (H. Brun), Astrologie chamanique ... Et passons sur la chinoise, l'indienne, l'hindou, l'aztèque etc. (Ces dernières toutefois, dont l'origine est autre qu'occidentale, sont les seules qui justifient un nouvel enseignement car pour l'astrologue occidental tout y est à réapprendre, n'étant pas construites du tout de la même façon.)
 
En tout cas, à voir ce "florilège" d'appellations et de noms divers, on aurait presque le tournis ! On me pardonnera de jeter ceci en "vrac" sans y mettre d'ordre, ni alphabétique, ni historique et d'y avoir omis probablement des noms. Mais c'est bien pour donner idée de la confusion que cela peut générer pour un individu non averti et ignorant tout du monde astrologique.
Et comment un individu extérieur au milieu astrologique et n'en possédant donc pas la culture pourrait s'y reconnaître ? De même, parlant de psychanalyse, qui aura idée de demander auparavant si le psy en question est d'obédience jungienne ou bien freudienne ? Et pourtant, cette "nuance" est capitale. Mais il faut bien sûr avoir été initié pour commencer à poser les bonnes questions.
Il en va de même dans le milieu astrologique que l'on peut scinder ainsi. Pour ceux qui ont dépassé l'aspect prédictif et déterministe de la "vieille" astrologie, pour s'ouvrir à une dimension plus psychologique (ce qui est l'évolution "naturelle" d'un astrologue sur "le chemin" étant donné que l'astrologie a globalement et historiquement évolué ainsi), on peut dire que le milieu astrologique est majoritairement jungien, bien qu'on y trouve quelques freudiens égarés... Cet apparent "égarement" dans le milieu astrologique explique probablement pourquoi de plus en plus de psy freudiens s'ouvrent à la pensée jungienne et remettent en cause "leur" maître (1). C'est tout simplement que dans leur évolution de "psy", ils sont passés par la case "astrologie" ce qui est très fréquent.
Je constate par ailleurs que les lecteurs qui me connaissent par mon ouvrage "Comprendre la Lune Noire" sans avoir lu l'ABC d'Astrologie Karmique me classent spontanément dans une "astrologie spirituelle", laquelle viendrait "chapeauter" une astrologie psychologique ou psychanalytique. Pourtant, j'ai consacré une partie de ce livre à l'astrologie mondiale et donc "prédictive". Ceci fait donc toujours de moi essentiellement une astrologue tout court, qui considère que les pays et les masses ont aussi "une âme" et donc "une psychologie" que l'on peut "psychanalyser" et dont on peut analyser le thème astrologique via celui de sa constitution.
En réalité, on peut donc dire que toutes les appellations énumérées plus haut relèvent du pléonasme car elles ne font que mettre en avant l'une des facettes de l'Astrologie avec un grand A. L'astrologie est bien, en effet, tout cela à la fois. Et c'est cela qui rend cette science passionnante : sa diversité, sa richesse et les nombreuses fenêtres qu'elle nous ouvre tant sur le monde que sur le cosmos et l'Humanité dans son ensemble. Le dommage est que cela crée certaines dissensions entre "chapelles" et, à bien y regarder : on se demande bien pourquoi ? Si ce n'est que l'on sait que tout milieu a ses querelles intestines et que l'astrologie n'échappe malheureusement pas à la règle.
 
UN BREF RETOUR AUX SOURCES
C'est pourquoi je tiens personnellement à restituer l'astrologie dans son lointain contexte historique pour rappeler que, si nous n'avons pas de caste de Brahman en occident, il n'en reste pas moins que l'astrologie fut tout abord exercée par des prêtres, lesquels étaient souvent prêtres-rois. Rappelons que la "royauté" fut à son origine considérée comme "de droit divin" et que le pouvoir du roi n'était pas perçu comme uniquement "temporel" mais on lui accordait aussi d'autres pouvoirs comme une réminiscence du chaman ancestral "protégeant spirituellement" ses terres et sa région contre les fléaux divers et variés. Les guerres remportées, elles-mêmes, si elles permettaient la reconnaissance "des héros", était moins vues comme relevant du triomphe de la "force physique" que la conséquence d'une "protection divine".
Historiquement, nombreux sont les rois et les papes qui ont exercé l'Astrologie et on peut dire, pour synthétiser, que l'évolution naturelle de nos sociétés a consisté en une première "séparation" entre le prêtre et le roi (ou le "chaman" et le "chef"). Puis, entre le prêtre et le savant.
L'histoire de France nous apprend ainsi qu'avant de renverser la monarchie, on commença par exclure l'astrologie du champ des savoirs universitaires où elle avait sa chaire. Ceci, à l'époque de Colbert au XVIIème siècle pour voir ensuite, un siècle plus tard, se lever en France une Révolution qui renversa le roi lui-même. On peut alors se demander : la position du Roi aurait-elle été aussi fragile si l'astrologie n'avait pas été officiellement bannie de l'Université ? Ceci, pour entrer dans "le maquis" d'un occultisme qui allait revenir à la surface au XIXème et réintégrer presque tout à fait notre culture à la fin du XXème siècle.
En effet, il est bon de rappeler que dans les sociétés traditionnelles le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel coopéraient, souvent en un même individu. La science astrologique au service du roi ou du pape n'était donc qu'une perpétuation d'une longue tradition et non un "fait étrange et incongru" comme l'homme du XXème siècle, formé aux idées laïques et républicaines pourrait le croire.
Un Jésus que l'on sait avoir été initié et qui fut accueilli par des "rois mages" eux-mêmes astrologues, lorsqu'il s'affirmait "roi" en même temps que "lumière spirituelle de l'humanité" nous rappelle qu'être "roi" est essentiellement un rôle spirituel. Et, à cet égard, l'astrologie reste "la voie royale" de cet éveil tant de la royauté que de la divinité en soi.
Et si nos républiques laïques donnent lieu à des rivalités égotiques aux débats trop souvent narcissiques et oiseux, on peut espérer toutefois que la résurgence de l'astrologie réveille cette royauté intérieure qui fera de tout un chacun cet être fort, éclairé, brillant, généreux et magnanime que symbolise l'image du Roi.
L'Ere du Verseau, avec pour pendant, son indissociable signe opposé, le Lion, nous en fait la promesse. A condition de développer, bel et bien, les qualités solaires de l'homme et donc sa divinité potentielle (laquelle ne peut surgir que de sa simple humanité). En effet, on ne peut exprimer les valeurs du Verseau sans les équilibrer à celles du Lion et ce dernier signe est celui de la Royauté.
 
LE RETOUR DU REFOULE
On parle à propos de la naissance de la psychanalyse et de la résurgence de l'astrologie du "retour du refoulé". Chacun le sait en effet : "chassez le naturel et il revient au galop."
Or, face à une société devenue essentiellement et majoritairement matérialiste et scientiste quoi de plus naturel pour l'homme que de désirer renouer avec son être intérieur ? Sans cela, il est grandement menacé de disparaître dans son humanité, tout simplement. Et cette "humanité" est certes matérialisée sous sa forme tangible et corporelle, mais aussi par son aspiration spirituelle. Au cas où l'homme oublierait qu'il a une âme, les HP sont là pour le lui rappeler ! Et de plus en plus, on comprend que nombre de pathologies physiques sont en réalité psychosomatiques et relèvent donc d'un manque d'écoute pour cette dimension cachée de l'âme en l'Etre.
Mais on assiste, dans le monde astrologique, exactement au même phénomène que dans "le monde" tout court. Certains voudraient à tous prix que l'astrologie soit une science et prétendent la ramener à l'université, tentant de rivaliser avec "la science dure" en se livrant à des recherches statistiques régulièrement invalidées puisque Jung lui-même avait renoncé à cette démarche au profit de l'élaboration du concept de "synchronicité" (synchronicité qui est à présent reprise par tous mais qui fut "sa" théorie à lui). Quel astrologue débutant sait d'ailleurs à quel point sa pensée a largement influencé la pensée scientifique ? Et qu'elle a contribué à la naissance de la "mécanique quantique" à la suite de longues conversation avec Pauli ? On peut dire pourtant que la mécanique quantique est une forme de science "évoluée" en ce qu'elle se distingue de la science euclidienne des positivistes (qu'Einstein a, en quelque sorte, "parachevée").
On le voit, la "querelle" n'est pas d'hier puisque même un génie comme Einstein pratiquant, en outre, l'astrologie ne s'est pas ouvert spontanément à ces nouveaux concepts inspirés de Jung, et qui surgissaient à la fin de sa vie. Et nous étions début XXème, rappelons-le !
Mettant un terme provisoire à ces débats, la Guerre Mondiale pourrait presque apparaître comme la simple "ponctuation" d'une querelle qui remonte à bien loin opposant "déterministes positivistes soumis au joug de l'inquisition" aux "spiritualistes libres penseurs et philosophes".
Il est, à cet égard, singulier de voir ce débat "survivre" (comme un vieux démon non encore expulsé) dans le milieu astrologique.
Car on peut certainement reprocher à cette astrologie qui se voudrait "scientifique" d'être tout à fait en retard sur des débats qui datent à présent. L'astrologie est une "culture" en soi et il est bon d'en approfondir la connaissance. Pour s'apercevoir qu'au fond : rien de bien nouveau sous le soleil.
Lorsqu'on est au fait de ceci, on a vraiment l'impression d'une ratiocination sans intérêt de la part d'astrologues qui voudraient réinventer le fil à couper le beurre tandis que c'est fait depuis longtemps. Ils éviteraient ce travers en s'instruisant de la pensée jungienne que Michel Cazenave, entre autre, s'emploie à faire connaître dans des ouvrages aussi sérieux que novateurs. Et en recommandant la lecture, plutôt que de faire paraître leurs propres livres n'exprimant que leur méconnaissance (pour ne pas parler d'ignorance).
CONSCIENCE SANS SCIENCE EST... IMPROBABLE.
Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que dans son étymologie même, le mot "conscience" signifie "avec science"... Resterait à définir ce que recouvre le mot "science" exactement. Notre époque, par préjugé, n'utilise bien souvent ce terme que pour ne parler que de la "science dure", matérialiste, rationaliste. Or, "science" dans son étymologie veut tout simplement dire "savoir". Et, incontestablement, l'Astrologie en est un.
Et, comment nier que l'Astrologie a besoin d'astrologues à l'esprit dit "scientifique" puisque nous avons besoin de logiciels et d'éphémérides. Les esprits plus "matheux" lui sont donc nécessaires et utiles pour délivrer l'astrologue des fastidieux calculs qu'il devait faire auparavant. Ici, réside bel et bien : un progrès de notre science. Nous pouvons dorénavant nous consacrer à une étude plus approfondie de l'astrologie en tant que "science du symbole". Le "symbole" étant le mode d'expression de la psyché de l'homme.
Si l'on observe cela, on se demande bien pourquoi il faudrait opposer une astrologie "scientifique" à une astrologie "spirituelle ou psychologique". En réalité, ce sont les deux versants aussi intéressants, nécessaires et utiles de l'astrologie du XXIème siècle.
Il s'agit simplement, en s'instruisant, de se mettre à la page de ce qu'est l'astrologie de notre époque et d'en connaître aussi l'histoire et les divers avatars. Ici, il y aurait bien de quoi, évidemment, ouvrir une chaire d'université tant le sujet est vaste.
L'astrologie médiatique, nécessairement réductrice, ne pourra jamais en donner idée et, ce, d'autant moins qu'elle s'emploie précisément, et en général, à faire débat entre un scientifique non averti de l'astrologie et un astrologue bien souvent plus soucieux de paraître et de se faire connaître que réellement connaisseur de son propre domaine (à de trop rares exceptions près).
L'astrologie véritable n'a donc aucune véritable tribune médiatique. Mais, avec internet, les temps changent...
L'ASTROLOGIE ET L'ERE D'INTERNET
Tout astrologue sait que l'astrologie est sous la symbolique de la planète Uranus, laquelle représente l'évolution, le progrès, la modernité, le futur et, plus globalement, tous les progrès technologiques.
On ne s'étonnera donc pas qu'un outil comme internet contribue grandement à faire évoluer l'astrologie et favorise tout à la fois la diffusion de sa connaissance et sa reconnaissance. En effet, on peut considérer que les astrologues ont été parmi les premiers à utiliser cet outil puisqu'ils étaient déjà équipés d'un ordinateur. La naissance des logiciels d'astrologie grand public, que l'on peut dater de la fin des années 80 avait rendu cet équipement rapidement utile et nécessaire pour l'astrologue (je précise que je parle de logiciels de calculs et non d'interprétation).
Internet, à la fin des années 90, a donc fait remonter à la surface la partie immergée de l'iceberg "astrologie" qui était déjà informatisée. En surfant sur la toile, le néophyte peut maintenant découvrir une toute autre image de l'astrologie que celle véhiculée par les médias traditionnels (ou par son professeur local).
Ayant débuté pour ma part à une époque où n'existaient ni logiciels, ni tous ces sites et forum, je me dis que la nouvelle génération d'astrologues est gâtée. Elle a à sa disposition de quoi satisfaire grandement sa soif et sa faim de connaissance et alimenter ainsi "sa passion". Sans même sortir de chez elle, de plus !
Je me souviens pour ma part qu'il me fallait, adolescente, attendre la sortie du dernier Horoscope ou Astres ou Astral pour alimenter mon intérêt. Mais j'avais la chance d'avoir une mère travaillant sur les Champs Elysées, juste en face d'Astroflash où l'on a commercialisé la première astrologie sur ordinateur. Si je déplore donc l'automatisation de l'astrologie, j'en fus certainement une des premières clientes car à défaut de posséder moi-même un logiciel, il ne coûtait pas grand chose de le faire calculer pour être sûre de n'avoir pas fait d'erreur de calculs en le montant à la main.
S'il existe encore sur internet des sites "commerciaux" continuant de vendre de l'astrologie grand public, c'est qu'une clientèle non avertie persiste. Et persistera probablement car il faut bien un début à tout intérêt premier. Ce type de sites draine son propre public, mais il faut que l'internaute soit singulièrement dénué de curiosité pour s'en tenir à cela.
En effet, internet offre une sorte de "mise à plat" qui a le mérite d'offrir au regard du curieux un vrai panorama sur l'astrologie (dont on déplorera toutefois l'absence de hiérarchisation auquel des guides et des articles comme celui-ci tentent de suppléer).
 
UN BEMOL A CET ENTHOUSIASME
S'il est un fait que les logiciels dispensent à présent les astrologues de fastidieux calculs, s'il est en fait aussi qu'ils disposent d'un large choix de logiciels à des prix très compétitifs avec la position des derniers astéroïdes découverts, on peut déplorer toutefois que, faute de formation classique, le nouvel astrologue en herbe nous "ponde" parfois une astrologie vraiment "extraterrestre".
En effet, ces astrologues se diront "autodidactes", mais en réalité, ils se sont fait leur petite formation personnelle sur des logiciels et des bouquins. Et l'on voit des jeunes parler du dernier astéroïde venu, sans aucun égard pour le fait qu'il ne s'inscrit pas dans le septénaire traditionnel et ne doit donc arriver qu'en complément de l'ensemble des informations du thème. Ceci pour les affiner et en donner une interprétation plus approfondie et subtile dans le cadre du long chemin qu'est celui de la connaissance de soi.
Il fut un temps, pré-internet, où nous avions eu un astrologue médiatique assez culotté pour nous "inventer" le Serpentaire et faire parler de lui (même si cette constellation existe de fait mais n'a jamais été considérée comme partie prenante du Zodiaque de 12 signes par l'astrologie occidentale). Maintenant, nous voyons fleurir sur internet quantité de théories et thèses farfelues, dont l'unique source est un astrologue qui n'a eu pour professeur que son logiciel d'astrologie dernière version. Ce type de jeune astrologue "nouvelle vague" ignore jusqu'au fondement même de notre science mais ne lésine pas sur l'invention théorique se prenant pour Uranus lui-même !
Rappelons-lui donc au passage que le mythe d'Uranus nous relate qu'il fut émasculé par son fils Saturne à la demande de Gaïa pour qu'il cesse d'engendrer des monstres...
 
ASTROLOGIE ? OU "TERROLOGIE" ? Ou "GAÏALOGIE" ?
Si l'on se rappelle que la science astrologique occidentale s'est bien davantage développée par l'observation des cycles du vivant et des saisons de la nature que par l'observation du ciel, ce mythe prend tout son sens. La "sagesse" de l'astrologie ne réside en effet pas tant dans une "traduction littérale et systématique" des objets célestes découverts et répertoriés, que par l'observation qui été historiquement faite de la relation entre événement céleste et conséquence terrestre. Ceci pour dire que l'Astrologie n'a en réalité retenu pour "vrai", valide, valable que ce qu'il se passait effectivement sur terre, et non au ciel. D'où le fait qu'une astrologie tropicale qui ne tient pas compte de la réalité des constellations soit, à la pratique, plus efficiente que le fait de vouloir à tous prix faire "coller" la réalité astronomique au discours astrologique.
Ceci étant souligné, bien avant l'ère d'internet, l'astrologue a eu à faire son chemin au milieu d'un même foisonnement de techniques et autres recettes cosmiques avant de reconnaître les valables des moins valables. C'est la pratique qui permet cette discrimination et généralement, un professeur sert à orienter l'élève vers la technique efficace, lui évitant de perdre son temps dans des voies de recherche sans issue.
Loin de moi l'idée d'empêcher l'école buissonnière et de dissuader l'aventurier d'aller "musarder". A condition qu'il sache que cela s'appelle "musarder" (et aille chercher la définition de ce verbe dans le dictionnaire, au cas où il l'ignore, pour vérifier que cela veut dire "perdre son temps à des riens").
 
VOUS AVEZ DIT PLEONASMATIQUE ?
Oui, c'est encore un affreux néologisme qui amuse mon Mercure/Gémeaux lequel a besoin de "respirer" et pour qui la pléthore d'appellations diverses et variées fait un peu figure de pollutions indésirables et irrespirables (d'où la consonance "asthmatique").
Ces appellations ne recouvrent en réalité qu'une seule et même Astrologie pratiquée par des formes d'esprit divers. Il serait faux de croire que l'astrologie est "morcelée", "divisée" voire "atomisée" jusqu'à désintégration. Pourtant, c'est l'impression que ces divers épithètes accolées au nom générique risquent de donner.
Les qualificatifs que l'on donne à la forme d'astrologie que l'on pratique ne sont là que pour préciser l'approche que l'on a le plus approfondi.
Ainsi, l'astrologie karmique n'est pas tant, selon moi, une "spécialisation" mais bien plutôt un "perfectionnement" de l'astrologie classique que j'ai approfondie depuis bientôt 30 ans. Elle suppose bien entendu une ouverture à la réincarnation et au karma, mais tout astrologue sérieux, ayant approfondi son art y vient, tôt ou tard (de plus, le phénomène social de la mode du bouddhisme en occident favorise cet "éveil spontané" de la nouvelle génération)
 
CLASSIQUE ? OU MODERNE ?
Comme la musique, l'astrologie est une langue universelle qui s'adresse toutefois plus au mental qu'à l'émotionnel de l'humain.
Il devient de plus en plus naturel à présent de parler "d'astrologie classique". Un peu comme en musique, on peut dire qu'il y a une astrologie classique et une astrologie moderne. Et, de même qu'en musique, il y va des affinités de chacun, des goûts et des couleurs.
Qui pourrait dire sérieusement que le Blues est préférable et vaut mieux qu'un opéra de Mozart ? On peut le dire, d'accord. Mais à condition de savoir qu'on ne fait là qu'exprimer un point de vue parfaitement subjectif ne faisant que traduire un goût, une préférence personnelle et une contemporanéité.
Le vrai mélomane averti, lui, aimera "LA" musique tout court qu'elle soit classique ou autre. Et en tant qu'artiste soucieux de se perfectionner, le musicien ira chercher dans divers courants celui qui lui correspond le mieux.
Il va de soi cependant qu'une solide formation classique sera un préalable nécessaire à toute autre recherche et aventure. Ceci, s'il veut devenir "bon astrologue" et non éternel amateur ou "bricoleur cosmique".
Comme la musique, l'astrologie est un langage universel. Ce langage s'adresse à notre mental plus qu'à notre émotionnel, mais c'est comparable. Et comme en musique, il y a donc des oeuvres "majeures", "géniales" qui non seulement marqueront leur époque mais traverseront le temps, et aussi d'autres plus mineures et néanmoins divertissantes et distrayantes.
Regarder l'astrologie sous cet angle est probablement le plus juste regard que l'on puisse porter sur elle afin de ne pas tomber dans des polémiques aussi stériles, fastidieuses qu'inutiles...
L'astrologie est bel et bien comme la musique : susceptible d'exalter, de transporter, de soulever puis d'élever l'âme de celui qui la pratique. Quand elle ne la console et ne la soigne pas, tout simplement... Mais plus encore que la musique, elle éclaire l'Esprit de l'Homme sur le chemin de sa libération après l'avoir instruit de son ultime "conditionnement" : celui qui fait de lui un être cosmique qui s'ignore encore...
Pour conclure : oui, l'astrologie est tout à la fois, humaniste, traditionnelle, scientifique, à mettre au conditionnel, outil d'évolution, initiatique, globale et holistique, psychologique, psychanalytique, psycho-généalogique, karmique, transpersonnelle, uranienne, populaire et médiatique, avec des applications thérapeutiques, médicales, politiques et... boursières. Rien que ça ! Qu'on s'étonne après qu'elle passionne tant d'esprits...
Albert Einstein le disait déjà : "Je maintiens que le sentiment religieux cosmique est la motivation la plus forte et la plus noble de la recherche scientifique", Ceci après nous avoir rappelé que "La plus belle chose que nous pouvions éprouver, c'est le côté mystérieux de la vie. C'est le sentiment profond qui se trouve au berceau de l'art et de la science véritable."
 
© Laurence LARZUL

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